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Crise Euro-grecque : pourquoi l’Europe politique devient une nécessité

La Finance, la Grèce, l’Euro, l’Allemagne et la France qui disent oui et non pour aider nos amis grecs. L’ambiance médiatique est donc de plus en plus sous le fouet des histoires européennes ; mais encore une fois en oubliant tout à fait les partis européens, et ne relatant que les opinions des gouvernements nationaux. Résumons les débats et les propositions alternatives.

11 mars 2010, par David C.


En substance, comme à l’habitude, l’Europe avance par ses crises. Depuis toujours, l’Europe n’est pas un plaisir mais une nécessité, et ce depuis son alliance dans l’union du charbon et de l’acier. Mais cette fois, peut-être va-t-on assister à une avancée à la suite de la crise financière que nous venons de subir. Celle-ci à laquelle nous assistons sans résistance, ressemble à un véritable vol organisé par les marchés financiers. Expliquons-nous. En effet, suite à la crise d’origine Etats-unienne mais en réalité structurelle – l’ouverture de l’économie aux marchés financiers a été sans contreparties, sans outils de régulation face à une libéralisation démunie de limites. Aux Etats-Unis, ce sont des crédits sans foi ni loi qui ont élaboré le premier trouble des marchés financiers. De faillites en faillites, les institutions financières ne se faisaient plus confiance, et accumulaient des dettes au fur et à mesure où ils découvraient leurs actifs démunies de réalité. Ainsi, ils sortaient d’une crise fondée par le manque de dépôt, à laquelle les Etats ont puisé dans leurs réserves pour assurer les actifs et prendre ceux défectueux. Ainsi, les Etats ont aussi un budget, mais ils se sont endettés à leur tour pour reprendre ces mauvais actifs du privé, et endiguer la crise de l’économie réelle.

Désormais, on change les rôles et on recommence ; la bonne fortune des principaux acteurs financiers est retrouvée dans toutes sortes d’opérations. Nous disions « vols », parce que ce sont ces mêmes acteurs qui désormais affichent des profits incroyables en misant – et donc, par effet, en accentuant – sur la crise des fonds souverains ; ce sont les mêmes agences de notations qui n’ont pas prévu la plus grande crise financière depuis 1930, qui déclassent, sans sourciller, le rating des dettes des États. Désormais, ce sont les marchés financiers, ces rescapés, qui menacent les États les plus fragiles, donc la Grèce aujourd’hui, ce sera l’Espagne et le Portugal demain ; et la France, après demain.

L’Europe politique est une nécessité

Crises, nous disions, à malheur tous les lendemains ne sont pas si mauvais : la reprise de l’Europe pourrait bien se faire sur le dos de la crise monétaire grecque. Encore faut-il en voir les tendances de fonds.

- La reprise en Europe pourrait bien venir d’une chute de l’Euro. Les exportations seraient les premiers des bénéficiaires, actuellement les premiers sont ceux qui ont une balance commerciale positive, laquelle n’est pas causée par la force de l’Euro – puisque les allemands sont également dans l’Euro – mais bonifieront les exportations de ceux-ci.

- La solidarité avec la Grèce est inévitable, car nous vivons désormais dans une même zone d’interdépendance économique grâce à la monnaie. L’impuissance et les dénonciations de la BCE n’ont qu’un temps, il va falloir trouver réellement les moyens d’une gouvernance économique avec une véritable volonté politique pour contrôler les économies les moins puissantes et les plus endettées. La BCE ne peut accepter une forte décote de titres qu’elle possède en partie, entre autres ceux de la Grèce. Les agences de notations qui n’ont pas su voir la crise, en menaçant l’Euro en premier chef au-travers la crise grecque, vont renforcer les intérêts mutuels de chacun des partenaires.

- Les moyens d’une réelle régulation économique et financière vont avoir des alliés jusque dans les partis conservateurs. L’endettement massif et généralisé des Etats met toutes les sortes de gouvernements dans les mêmes conditions, il s’agit d’un rapport de force désormais entre les élites politiques et les élites financières. Jamais une telle divergence d’intérêt n’était apparue au grand jour.

Les propositions du PSE

- Ci-dessous les propositions d’une Europe politique par le PSE :

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§ Pour des emplois de qualité et du savoir en Europe

§ Pour une flexsecrurité comme modèle social européen

§ Lutter pour l’égalité, la pauvreté et participer à la gestion des flux migratoires en terme de juste échange.

- La Lettre ouverte de Poul Nyrup Rassmussen à la présidence de la Commission à cause de son inaction :

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§ Rassmussen rappelle les propositions du PSE “European Mechanism for Financial Stability” pour une européanisation des outils de régulation financière, plan parfaitement adapté pour une solidarité avec la crise Euro-Grecque.

- La lettre ouverte pour une prise en compte des conséquences sociales de la crise financière aux responsables des finances de la Commission.

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§ Les coordinations des plans budgétaires européens doivent prendre en compte une reélle synergie pour un plan de relance au niveau européen.

§ Plaidoyer pour transcrire les obligations nationales en "euro-bonds" afin d’en réduire le coût et montrer notre solidarité européenne.

§ Flexsécurité, régulations financières, etc... sont également des compétences de l’Union européenne au moment d’établir le plan 2020 de l’Union Européenne.


P.S. : merci à Jacques M. pour son aide.



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