Face à la crise, Merkozy propose de faire du triple AAA, autérité, austérité, austérité, la politique de l’europe. La gauche européenne propose elle un triple TTT, together, together, together.
5 décembre 2011, par
Face à la crise de la dette qui n’en finit pas de menacer l’économie européenne, Merkel et Sarkozy se sont vus contraint d’admettre la nécessité d’une gourvernance économique de l’Union.
Leur solution ? Une "Union Budgétaire" européenne. Sous cette appelation trompeuse se cache en fait une politique d’austérité imposée par l’Europe aux états membres, limitant strictement les déficits et le niveau de la dette, et guarantie par un contrôle a-priori des budgets par la commission européenne et par des sanctions via la cours de justice européenne en cas de non respect des engagements. Cette proposition revient à instituer l’Europe en mère fouettarde, défenseuse d’une orhodoxie budgétaire chère aux marchés financiers.
Face à eux, la gauche européenne propose une Europe qui protège les peuples et non ceux qui sont à l’origine de la crise actuelle. L’instauration d’une taxe sur les transactions financières qui pourrait rapporter jusqu’à 200 milliards d’euros par an permettrait non seulement de limiter la spéculation mais aussi de financer un plan de relance ambitieux basé sur l’investissement pour le développement durable, l’emploi, et la cohésion sociale et territoriale. Le PSE propose aussi une régulation effective des marchés financiers incarnée par agence de supervision européenne, afin de remettre les marchés aux services de nos sociétés.
Quant à la gouverance économique, le PSE propose la création d’une agence de stabilité de la zone euro. Cette agence pourra emmettre des euro-obligations pour gérer collectivement une partie de la dette publique des états, mais aussi pour financer des investissements transnationaux supportant la croisance et la création d’emploi. Si cette solidarité budgétaire doit s’accompagner de contrôles, elle ne doit pas se faire au détriment du la protection sociale. De plus la politique économique commune doit être définie démocratiquement, par une procédure de co-décision entre le conseil européen et le parlement.
Comme le souligne François Hollande : "Le saut fédéral ne peut être que sur un contenu, pas sur des procédures". La gauche européenne propose du contenu : solidarité budgétaire, régulation des marchés financiers, investissement dans le développement durable et l’emploi, gouvernance démocratique de l’union. Si le parti socialiste gagne les élections en 2012, il pourra oeuvrer concrètement à la mise en oeuvre de ce programme avec tous les partis socialistes et social-démocrates européens au pouvoir en Europe.
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